Une pochette de disque collector, signée Storm Thorgerson. Pour cette anthologie des Pink Floyd, le photographe et designer anglais a projeté sur le dos des modèles les couvertures des précédents albums du célèbre groupe de rock progressif. Une composition érotico-surréaliste tout à fait dans la note des musiques psychédéliques. Storm Thorgerson est d’ailleurs l’auteur de plusieurs pochettes de disques des Pink Floyd : The Dark Side of the Moon, Wish you were here, Animals, Atom Heart Mother, Ummagumma…
Si sa signature est indissociable des Pink Floyd, Thorgerson n’en a pas moins mis son talent au service d’autres musiciens comme Led Zeppelin, XTC, 10cc, Genesis, ou encore, plus récemment, Muse, The Mars Volta et les Cranberries.
C’était le temps où des pochettes de disques pouvaient mériter le titre d’oeuvres d’art. Un art considéré certes comme mineur et éphémère (il n’a duré que le temps glorieux des 33 T, en gros des années 60 aux années 80) mais qui a durablement marqué les jeunes esprits de l’époque et qui connait un regain d’intérêt ry. Back Catalog n’a pas obtenu la renommée formelle du célèbre Abbey Road des Beatles, du point de vue graphique et esthétique il semble bien plus original.
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Back Catalog
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Faucons de nuit
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La nuit sur la ville n’est éclairée que par la lumière crue d’un néon, espace clos tel un bocal sur la solitude des personnages.
Bien qu’il se soit toujours refusé à apparaître comme le peintre de l’american way of life, Hopper n’en livre pas moins ici une image du quotidien urbain. Cinéphile, l’artiste s’est nourri des films de l’âge d’or hollywoodien des années 1930 et 1940. «Quand je n’arrivais pas à peindre, disait-il, j’allais au cinéma pendant une semaine ou plus.» Bien qu’il n’ait jamais revendiqué une influence particulière, Hopper n’en a pas moins utilisé les techniques de la mise en scène et du cadrage pour concevoir ses toiles : le jeu des ombres et des contrastes, la construction d’une image fortement géométrisée en sont les paramètres les plus évidents.
Mais ce qui caractérise aussi ce tableau, c’est la narration. Hopper affirmait s’être inspiré d’une nouvelle de Hemingway, «les Tueurs», dans laquelle deux tueurs à gages assassinent un ancien boxeur – un récit que Siodmak portera à l’écran en 1946, s’inspirant à son tour de plusieurs tableaux du peintre dans plusieurs décors de ce film.
Interrogé sur le sens que l’on pouvait donner à ses œuvres, Hopper, lors d’une interview donnée à une radio américaine en 1961, refusait d’y voir l’expression d’une «quelconque mentalité américaine», ajoutant encore que c’était au spectateur d’en tirer sa propre interprétation.
La belle Rafaëla
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A l’occasion de l’exposition Tamara de Lempicka présentée à la Pinacothèque de
Paris, voici trois tableaux représentant le même modèle. Le premier, intitulé Le
Rêve ou Rafaëla sur fond vert, dégage une impression de sensualité et de pudeur,
un érotisme élégant qui résume bien le style de l’artiste.
Autre portrait La Tunique rose de Rafaela. Allongée sur un canapé et vêtue
d’une courte « tunique » rose, comme on appelait alors cette sorte de vêtement, le modèle est aisément reconnaissable.
Comme dans le tableau précédent aux dominantes de vert, les harmonies sont ici
réduites à une couleur majeure et des variations de gris.
Le troisième est un nu voluptueux qui ne répond pas précisément aux canons de
beauté de notre époque. Dans la biographie consacrée à sa mère, Kizette de
Lempicka-Foxhall nous apprend que La belle Rafaëla, titre de ce tableau, aurait
été abordée par Tamara lors d’une de ses promenades quotidiennes et matinales au
Bois de Boulogne.
La jeune femme, présentée comme une nymphomane, pas forcément
vénale, aurait frappé Tamara par sa beauté. « Jamais je ne vis une femme plus
belle – d’immenses yeux noirs, un corps splendide. Je l’arrête en lui disant:
Mademoiselle, je suis peintre, et j’aimerais que vous posiez pour moi.
Accepteriez-vous? Elle répond : ’ Oui, pourquoi pas? ‘ Alors nous
prîmes rendez-vous dans mon atelier. » Tamara fut apparemment très satisfaite de
son modèle, puisqu’elle la fit poser pendant plus d’un an.
L’autobus de Frida
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Née d’un père d’origine allemande et d’une mère mexicaine d’origine indienne, Frida Kahlo (1907-1954) est un « icône de la libération des femmes » dans la « société catholique très fermée qu’était le Mexique dans la première moitié du XXe siècle », explique Carlos Philips, le directeur du musée Dolores Olmedo de Mexico. « Elle a peint sa vie » et « sa vie était surréaliste », ajoute-t-il: « Chaque toile a une histoire. » Atteinte de la poliomyélite depuis l’enfance, Frida Kahlo a été victime à l’âge de 17 ans d’un dramatique accident d’autobus dont elle endurera les terribles séquelles toute sa vie.
Son oeuvre est profondément marquée par cette douleur, et par sa relation tumultueuse avec Diego Rivera, peintre muraliste et artiste majeur de la révolution mexicaine dont elle divorce en 1939 avant de l’épouser à nouveau en 1940. Elle subira 32 opérations et trois fausses couches. Dans ses œuvres, elle se met en observation, ses 55 autoportraits représentent un tiers de sa production. Si la douleur et la mort sont très présente dans ses oeuvres, marquées par une imagination foisonnante, il y a aussi une incroyable pulsion de vie. Autodidacte, fortement inspirée par la nature et l’art précolombien, son principal sujet de représentation n’est autre qu’elle-même car, disait-elle, c’est ce qu’elle voyait le plus.
Présentées sur de grands panneaux inclinés à la manière de chevalets, surmontés pour certains de miroirs rappelant ceux qui surplombaient le lit de Frida Kahlo, les toiles présentées dernièrement à Bruxelles couvrent les années 1927-1945, soit la quasi-totalité de la production d’une artiste souvent associée au mouvement surréaliste, bien qu’elle en ait rejeté l’étiquette.
L’exposition s’ouvre sur El Camion (Le bus), réalisé en 1929, où elle se dépeint en jeune bourgeoise sage et élégante.




