RAYON SUD

Vibrato & notes furtives
mars 2nd, 2018

Van Dongen à Montmartre

Dans le cadre de l’année culturelle néerlandaise en France, le Musée de Montmartre organise une exposition centrée sur « Van Dongen et les artistes du Bateau-Lavoir », du 16 février 2018 au 26 août 2018. Le Musée de Montmartre évoque déjà, dans ses collections permanentes, à quel point le Bateau-Lavoir, situé Place Emile Goudeau à quelques pas de l’actuel musée, a joué un rôle important dans la naissance de l’Art moderne à Paris. L’art antiacadémique, la liberté, l’esprit de révolution, l’art populaire et le dialogue entre les arts sont les facteurs qui vont stimuler l’arrivée d’un nouveau siècle artistique avec le fauvisme et le cubisme au Bateau-Lavoir.
Van Dongen réside au Bateau-Lavoir à partir de la fin de l’année 1905 et fréquente, entre autres, l’artiste néerlandais Otto van Rees, ainsi que Maurice Vlaminck, André Derain, Henri Matisse et Pablo Picasso. Le séjour au Bateau-Lavoir de Van Dongen a considérablement influencé l’évolution de son œuvre.

La Danseuse rouge - K. Van Dongen, 1907

Il gagne sa vie en vendant des dessins satiriques à La Revue blanche et en organisant des bals costumés à Montparnasse. Dans ses toiles, il développe le thème des prostituées et du cirque. En 1908, Van Dongen expose avec les peintres expressionnistes allemands du Brücke, mais reste attaché au fauvisme. Rapidement, le marchand d’art Daniel-Henry Kahnweiler signe un contrat avec le peintre, ce qui lui permet d’obtenir un large succès auprès de la bourgeoisie. Après la guerre, l’archétype de la figure féminine à larges yeux et lèvres éclatantes fait le succès de Van Dongen.
En 1929 il obtient la nationalité française, et deux de ses œuvres sont admises au musée du Luxembourg. Il produit non seulement des portraits de femmes de la haute société (Madame Jenny Bernard, 1923), mais également des lithographies et des dessins illustrant la vie de Paris (Le Mauvais Shimmy, 1921). Van Dongen devient un peintre à la mode et sa fortune est considérable. Il achète une somptueuse villa à Cannes qu’il baptise avec une ironie grinçante « le Bateau-Lavoir ». Kees van Dongen meurt en 1968 à Monte Carlo, à l’âge de quatre-vingt-onze ans.
Ses œuvres majeures
• La Danseuse rouge (1907, Saint-Pétersbourg, musée de l’Ermitage)
• Printemps (1908, Saint-Pétersbourg, musée de l’Ermitage)
• Portrait de Guus Preitinger, femme de l’artiste (1911, Amsterdam, Van Gogh Museum)
• Le Châle espagnol (1913, coll. part.)
• La Vasque fleurie (1915-1917, Paris, musée d’Art moderne de la Ville de Paris)
• Femme sur un sofa (1930, Montréal, musée des Beaux-Arts)

février 27th, 2015

Le charme coloré de Van Dongen

« Le secret de mon succès, disait-il, peindre les femmes plus minces et leurs bijoux plus gros. » Tout l’art de Van Dongen ne tient pas, heureusement, dans cette boutade du portraitiste du Tout-Paris. Qualifié de “peintre des névroses élégantes », Kees Van Dongen est né en 1877 dans la banlieue de Rotterdam. En 1892, il entre à l’Académie royale des Beaux-Arts de sa ville natale. Fréquentant le Quartier Rouge, sur le port, il dessine des scènes avec des marins et des prostituées. Le jeune artiste s’installe à Paris en 1899. Il commence à y exposer des toiles dans la manière impressionniste, puis autour de 1905, les couleurs de ses toiles se font plus criantes et saturées, et les formes se simplifient. Le peintre expose au Salon d’Automne de 1905 avec Henri Matisse et les artistes que la critique surnomme « les Fauves ».
L’année suivante il s’installe au Bateau-Lavoir à Montmartre, avec son ami Picasso, et gagne sa vie en vendant des dessins satiriques à La Revue blanche, et en organisant des bals costumés à Montparnasse. Dans ses toiles, il développe le thème des prostituées et du cirque. En 1908, Van Dongen expose avec les peintres expressionnistes allemands du Brücke, mais reste attaché au fauvisme. Rapidement, le marchand d’art Daniel-Henry Kahnweiler signe un contrat avec le peintre, ce qui lui permet d’obtenir un large succès auprès de la bourgeoisie. Après la guerre, l’archétype de la figure féminine à larges yeux et lèvres éclatantes fait le succès de Van Dongen.
En 1929 il obtient la nationalité française, et deux de ses œuvres sont admises au musée du Luxembourg. Il produit non seulement des portraits de femmes de la haute société (Madame Jenny Bernard, 1923), mais également des lithographies et des dessins illustrant la vie de Paris (Le Mauvais Shimmy, 1921). Van Dongen devient un peintre à la mode et sa fortune est considérable. Il achète une somptueuse villa à Cannes qu’il baptise avec une ironie grinçante « le Bateau-Lavoir ». Kees van Dongen meurt en 1968 à Monte Carlo, à l’âge de quatre-vingt-onze ans.
Ses œuvres majeures
• La Danseuse rouge (1907, Saint-Pétersbourg, musée de l’Ermitage)
• Printemps (1908, Saint-Pétersbourg, musée de l’Ermitage)
• Portrait de Guus Preitinger, femme de l’artiste (1911, Amsterdam, Van Gogh Museum)
• Le Châle espagnol (1913, coll. part.)
• La Vasque fleurie (1915-1917, Paris, musée d’Art moderne de la Ville de Paris)
• Femme sur un sofa (1930, Montréal, musée des Beaux-Arts)