RAYON SUD

Vibrato & notes furtives

Marie-Antoinette l’insoumise

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Marie-Antoinette fut-elle toujours étrangère à la cour de France comme le laissait entendre son surnom « l’Autrichienne » ? Quel fut son rôle véritable dans l’affaire du Collier et le déclenchement de la Révolution française ? Quelle est la part du mythe dans l’image que l’on a aujourd’hui de la dernière grande reine de France ? L’histoire de Marie-Antoinette suscite encore fantasmes et légendes. En compagnie d’Henry-Jean Servat, ouvrez les grilles du château de Versailles et découvrez le destin hors du commun de cette jeune archiduchesse arrivée à l’âge de quinze ans à la cour de France et mariée au futur louis XVI pour consolider une alliance diplomatique.Grâce à un récit vivant et passionné, raconté d’une plume alerte, entrez dans l’intimité d’une reine aussi séduisante qu’insoumise, extravagante que moderne, adorée que détestée, première victime d’une révolution qui en fera des milliers d’autres.Plus de 300 illustrations, des documents inédits et des fac-similés exceptionnels parmi lesquels un plan des jardins du Petit Trianon à Versailles, celui de la table du mariage de Marie-Antoinette avec le futur Louis XVI, le passeport de la reine lors de la fuite à Varennes, sa dernière lettre avant de monter sur l’échafaud… (Marie-Antoinette l’insoumise, Henry-Jean Servat & Mathieu Bank, ed. Larousse)

1 janvier 2017 par AD

Winterhalter au Palais de Compiègne

Le palais de Compiègne organise avec le musée des Augustins de Fribourg-en-Brisgau et le Museum of Fine Arts de Houston une exposition exceptionnelle dédiée à Franz Xaver Winterhalter (1805-1873). A cette occasion, il bénéficie de prêts importants des collections de Sa Majesté la reine Elisabeth II d’Angleterre et du musée national du château de Versailles. L’exposition s’attache à retracer la carrière de Winterhalter et plus particulièrement ses envois au Salon et les commandes des deux maisons régnantes françaises.

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Dernier grand peintre de cour que l’Europe ait connu, Franz Xaver Winterhalter eut un destin exceptionnel. Bien que le portrait d’apparat fût un genre très codifié, Winterhalter sut varier et renouveler ses compositions, s’adaptant avec brio aux goûts de ses commanditaires, devenant le portraitiste attitré des cours européennes. Aujourd’hui, son oeuvre ne présente pas seulement un intérêt historique comme on a pu longtemps la juger, elle s’impose par son élégance, son raffinement, la précision du trait et la netteté des couleurs.

30 décembre 2016 par AD

De Léautaud à Céline

Qu’y avait-il de commun entre Céline et Léautaud ? Le talent d’écrivain d’abord – encore que dans le cas du premier le terme de génie soit souvent avancé; la dégaine de clochard ensuite, et nul n’ignore que sur la fin de sa vie l’ermite de Meudon avait adopté la mise déguenillée du misanthrope de Fontenay-aux-Roses, ce qui tendrait à confirmer leur semblable mépris des conventions et une certaine misanthropie.
Surtout, ce qui les réunit c’est leur amour des chats. Voici à ce propos une anecdote rapportée par Frédéric Vitoux dans son excellent Bébert, le chat de Louis Ferdinand Céline. En juin 1944, Céline décide de gagner le Danemark mais il lui faut d’abord se rendre en Allemagne pour obtenir visas et autres sauf-conduits… A-t-il hésité alors à emmener Bébert ? Selon Frédéric Vitoux, il reçoit à cette époque un mot de Paul Léautaud : « Vous allez sans doute être liquidé à la Libération, lui dit-il en substance, et vous l’aurez bien mérité, je ne verserai pas une larme, mais vous pourrez mourir en paix, sachez que je suis prêt à recueillir Bébert qui seul m’importe. »
Bien que sensible à cette proposition sans ambages, Céline ne lui a pas donné suite. Quant à la lettre ainsi résumée, elle a disparu dans l’incendie du pavillon de Céline à Meudon, le 23 mai 1968.

29 décembre 2016 par AD
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