Cannonball Adderley sur le toit

Quand Julian Cannonball Adderley joue les grands airs de Fiddler on the roof (Un violon sur le toit), c’est tout simplement magique. L’album issu de cet enregistrement date de 1964, il est présenté sous une sympathique couverture dessinée par un auteur inconnu. Nombre de critiques considèrent ce disque comme le meilleur du saxophoniste qui rivalise ici de virtuosité avec son partenaire et ami Charles Loyd au saxo tenor et à la flûte.
Ils sont accompagnés de quelques talentueux jazzmen, et non des moindres : Nat Adderley, Joe Zawinul, Sam Jones et Louis Hayes.

Les heureux possesseurs de ce collector se délectent des titres suivants, agrémentés de quelques explications in english malheureusement

Fiddler on the Roof in the show itself is also called Tradition. The Bolero-tempered Chavalah is strictly a dance sequence in the show, and does not appear in the original cast recording. Cannon, however, found it perfect in the context of this recording. Sewing Machine was deleted prior to the Broadway opening, but Cannon liked it so much he felt that it too should be included on this date.

Pierre Bouteiller n’est plus


Pierre Bouteiller
nous a quittés à l’âge de 82 ans. Sa voix chaude, son humour caustique, sa culture sans frontières et son amour du jazz étaient l’une des marques de fabrique du France Inter de la grande époque. Il fut est sans conteste l’un des noms les plus populaires de la radio, où il exerça son talent durant plus de trente-cinq ans. À Europe 1 où il a commencé sa carrière en 1958, après avoir remporté la Coupe des reporters (ex æquo avec Philippe Labro), il a vécu pendant plus de dix ans l’aventure de la création de cette première radio privée alors révolutionnaire.
Remercié pour impertinence soixante-huitarde et engagé à France Inter en 1969, il n’a plus quitté la maison ronde jusqu’au printemps 2004 où, atteint par la vogue  » jeuniste « , la nouvelle direction l’a brutalement prié de faire valoir ses droits à la retraite. Une décision aussi injuste que stupide.
 » Le magazine de Pierre Bouteiller  » (créé en 1970) ,  » Le masque et la plume  » (qu’il produit de 1982 à 1989),  » Quoiqu’il en soit  » (1996), autant d’émissions mythiques dont chacun garde en mémoire la liberté, l’humour et l’exigence. Pierre Bouteiller a rencontré les plus grands artistes de son temps – Brel, Montand, Ferré, Liza Minelli, Ray Charles, Tony Bennet… –, les politiques et les intellectuels, et, de l’ORTF à Radio France, vu passer beaucoup de présidents de chaînes, beaucoup de directeurs de programmes.
Pierre Bouteiller nous manquera toujours. On retrouve avec délice ses coups de cœur, ses coups de griffes dans son livre de souvenirs Radioactif (éd. Robert Laffont, 2006). Un récit où, goguenard, fidèle à lui-même, il commente les coulisses du monde de l’audiovisuel et du pouvoir.

Et Molière quitta la scène

Moliere

Jour funeste que le 17 février 1673  - il vient d’y avoir 344 ans – car ce vendredi-là vit le grand Jean-Baptiste Poquelin rendre l’âme. Une semaine après la première du  Malade imaginaire, sa dernière comédie-ballet (1673), au théâtre du Palais-Royal, Molière se trouve mal sur scène. A 10 heures du soir, transporté chez lui, rue de Richelieu, le grand auteur, acteur et metteur en scène, rend son dernier soupir à l’âge de cinquante-neuf ans.
Sa femme, Armande Béjart, obtient de l’archevêque de Paris qu’une sépulture chrétienne soit accordée à de celui qui n’a pu, avant de mourir, abjurer sa profession de comédien comme l’exige alors l’Église. Le curé de Saint-Eustache sera autorisé à l’enterrer de nuit, sans aucune pompe et sans aucun service.