La meilleure façon de marcher

Publié le 14 avr 2018 — par PoP
Catégorie(s) Livres

C’est le titre du nouveau roman de Diane Ducret (Flammarion) dont voici la présentation par l’éditeur.

La loi de Murphy n’est rien comparée à la loi d’Enaid : tout ce qui est susceptible de mal tourner tournera plus mal encore qu’on aurait humainement pu le prévoir. Après avoir été quittée à Gdansk par téléphone, Enaid se rend à l’évidence : les fées qui se sont penchées sur son berceau ont dû s’emmêler les pinceaux. Comment expliquer, sinon, la sensation qu’elle a depuis l’enfance qu’il lui a toujours manqué quelqu’un ? Il y a de quoi se poser des questions quand les parents adoptifs sont en fait les grands-parents, que la mère est danseuse de nuit, que le père change de religion comme de famille, que les bunkers de l’ETA servent d’école buissonnière. Et que l’accident d’un instant devient la fracture de toute une vie? On peut se laisser choir ou faire le saut de l’ange. Être boiteux ou devenir un flamant rose. Sur ses jambes fragiles, tenir en équilibre avec grâce par le pouvoir de l’esprit, un humour décapant et le courage de rester soi.

Nathan Davis le discret

Publié le 14 avr 2018 — par PoP
Catégorie(s) Mémoire, Tempo

Méconu en France où il a vécu, le saxophoniste Nathan Davis est décédé lundi 9 avril en Floride. Installé à Paris dans les années 60, il avait exercé son talent avec de grands noms du jazz tels que Art Blakey, Eric Dolphy, Ray Charles, Art Taylor, Hampton Hawes, Jimmy Garrison, Joe Henderson, Woody Shaw, Nat Adderley, Idris Muhammad…

Nathan Davis (15 février 1937 – 9 avril 2018) voit le jour à Kansas City – tout un programme – en 1937. Sa mère est chanteuse (gospel), son père musicien amateur, lui fait ses débuts professionnels à 16 ans, dans l’orchestre de Jay McShann. Soit à peine un lustre après Charlie Parker aux mêmes pupitres. Le jazz est une histoire de villes (Kansas City, Chicago, Paris, Pittsburgh) pour Nathan Davis, et de big bands – véritables conservatoires psycho–actifs.
Sérieuses études à l’université du Kansas, après quoi il forme, avec Carmell Jones, son premier orchestre et visite l’Europe avec un show, Jayhog Jamboree. Docteur en ethnomusicologie de l’université Wesleyan, il quitte Kansas City pour Chicago. Les villes ont des sons d’ensemble, des sortes d’accents, de phrasés, très distincts les uns des autres. Les musiciens identifient très vite leur personnalité de ville. Chicago, à l’époque, porte les noms de Johnny Griffin (« Little giant »), Ira Sullivan, John Gilmore…

Lucky Peterson – Tribute to Jimmy Smith

Publié le 08 avr 2018 — par PoP
Catégorie(s) Tempo

Bel hommage que celui rendu au maître de l’orgue Hammond par l’’enfant prodige du blues américain. Guitariste, organiste et chanteur, Lucky Peterson est un habitué des grandes scènes comme Marciac, tout en continuant de fréquenter celles plus intimistes des clubs.

Comme d’autres sont tombés dans la potion magique, c’est dans le blues que Lucky Peterson a plongé dès sa naissance. Son père, James Peterson, possédait l’un des meilleurs clubs de blues et de jazz de Buffalo, le Governor’s Inn. C’est donc très tôt qu’il baigne dans ce qui fait l’essence même de cette musique hypnotique capable de transcender le quotidien et qu’il côtoie des musiciens tels que Buddy Guy, Koko Taylor, Muddy Waters ou encore Junior Wells.

Bluesman nourri de tradition, mais qui a réussi à imposer samarque personnelle, il connaît l’art de porter le public à ébullition. Sa voix, puissante, expressive, son jeu de guitare et ses interventions à l’orgue Hammond sont gorgés d’un swing démoniaque communicatif. Lucky Peterson réussit parfaitement le mariage entre le blues, le rock et la soul.