RAYON SUD

Vibrato & notes furtives

Gregory Porter, jazzman à cagoule

Né le 4 novembre 1971 à Sacramento (Californie), Gregory Porter a commencé à chanter dans petits clubs jazz de San Diego alors qu’il bénéficiait d’une bourse obtenue grâce à ses talents de footballeur américain. Sa mère était pasteur et le son du Southern gospel de Bakersfield et sa collection de disque de Nat King Cole ont exercé une influence majeure sur sa musique.
Il a partagé la scène ou à enregistré avec des artistes aussi importants que Wynton Marsalis, David Murray, Nicola Conte, Herbie Hancock, et Dianne Reeves.

Gregory_Porter


1999 – première apparition dans la comédie musicale « It Ain’t Nothin’ But the Blues »
2000 – premier album « Water » (Motéma Music) et nomination aux Grammys dans la catégorie du meilleur album de jazz vocal
2012 – parution de « Be Good » et deuxième nomination au Grammys
2013 – parution de « Liquid Spirit »

Musique. En trois albums depuis 2010, le géant californien est devenu la référence du jazz vocal. Son nouveau disque le confirme. Il est le plus grand.

Son inamovible casquette culmine à près de deux mètres de haut. Gregory Porter a toujours les épaules d’un joueur de football américain. Une sale blessure de match, alors qu’il était étudiant, a changé ses priorités. « J’avais toujours chanté, à l’église, à la maison, dit-il de sa chaude voix de basse. Mais devenir professionnel semblait totalement hors de portée. » Le Californien a bien galéré à New York avant de percer.

Il a presque 40 ans quand sort son premier album, Water, en 2010, sur un petit label de Harlem. « Il faut de la maturité pour bien chanter le jazz et la vie », assure-t-il. Gregory Porter a déjà son look, costume chic et baskets hype, casquette et cagoule cachant des cicatrices dues à un accident domestique.

5 juillet 2019 par Sam

Le syndic des drapiers

Considéré comme un chef-d’oeuvre,Le Syndic de la guilde des drapiers est une peinture à l’huile du peintre hollandais Rembrandt, achevée en 1662 et aujourd’hui exposée au Rijksmuseum d’Amsterdam, aux Pays-Bas. Cette toile représente six personnages en costume noir, portant chapeaux et fraises, qui vérifient les comptes de la corporation des drapiers d’Amsterdam. Elle illustre bien le talent de Rembrandt pour la disposition de ses personnages. Son exécution est sobre et efficace.

Rembrandt-Syndic-des-drapiers-Rijksmuseum-Amsterdam-

Un article publié en 2004, par Margaret S. Livingstone, professeur de neurobiologie à l’Université de Harvard Medical School, suggère que Rembrandt, dont les yeux n’étaient pas alignés correctement, souffrait de cécité stéréo. Cette conclusion a été faite après l’étude de trente-six autoportraits du peintre. Parce qu’il ne pouvait pas former une vision binoculaire normale, son cerveau se fiait automatiquement à un œil, pour de nombreuses tâches visuelles.  La lumière révèle aussi le rouge du tapis sur la table ainsi que la boiserie derrière qui va déterminer l’espace où se déroule la scène.
Ce qui frappe, c’est la modernité de la composition. Comme si le petit groupe était saisi par l’irruption d’un photographe auteur de cette sorte d’instantané.

24 mai 2019 par Sam