La vengeance des mères

Publié le 16 avr 2017 — par AD
Catégorie(s) Lectures, Signes


1875.
Dans le but de favoriser l’intégration, un chef cheyenne, Little Wolf, propose au président Grant d’échanger mille chevaux contre mille femmes blanches pour les marier à ses guerriers. Grant accepte et envoie dans les contrées reculées du Nebraska les premières femmes, pour la plupart  » recrutées  » de force dans les pénitenciers et les asiles du pays. En dépit de tous les traités, la tribu de Little Wolf ne tarde pas à être exterminée par l’armée américaine, et quelques femmes blanches seulement échappent à ce massacre.
Parmi elles, deux sœurs, Margaret et Susan Kelly, qui, traumatisées par la perte de leurs enfants et par le comportement sanguinaire de l’armée, refusent de rejoindre la  » civilisation « . Après avoir trouvé refuge dans la tribu de Sitting Bull, elles vont prendre le parti du peuple indien et se lancer, avec quelques prisonnières des Sioux, dans une lutte désespérée pour leur survie.

Avec cette aventure passionnante d’un petit groupe de femmes prises au milieu des guerres indiennes, Jim Fergus nous donne enfin la suite de Mille femmes blanches. Le miracle se produit à nouveau et cette épopée fabuleusement romanesque, véritable chant d’amour à la culture indienne et à la féminité, procure un incommensurable plaisir de lecture.

Cannonball Adderley sur le toit

Publié le 23 mar 2017 — par AD
Catégorie(s) Tempo

Quand Julian Cannonball Adderley joue les grands airs de Fiddler on the roof (Un violon sur le toit), c’est tout simplement magique. L’album issu de cet enregistrement date de 1964, il est présenté sous une sympathique couverture dessinée par un auteur inconnu. Nombre de critiques considèrent ce disque comme le meilleur du saxophoniste qui rivalise ici de virtuosité avec son partenaire et ami Charles Loyd au saxo tenor et à la flûte.
Ils sont accompagnés de quelques talentueux jazzmen, et non des moindres : Nat Adderley, Joe Zawinul, Sam Jones et Louis Hayes.

Les heureux possesseurs de ce collector se délectent des titres suivants, agrémentés de quelques explications in english malheureusement

Fiddler on the Roof in the show itself is also called Tradition. The Bolero-tempered Chavalah is strictly a dance sequence in the show, and does not appear in the original cast recording. Cannon, however, found it perfect in the context of this recording. Sewing Machine was deleted prior to the Broadway opening, but Cannon liked it so much he felt that it too should be included on this date.

Pierre Bouteiller n’est plus

Publié le 10 mar 2017 — par AD
Catégorie(s) Signes


Pierre Bouteiller
nous a quittés à l’âge de 82 ans. Sa voix chaude, son humour caustique, sa culture sans frontières et son amour du jazz étaient l’une des marques de fabrique du France Inter de la grande époque. Il fut est sans conteste l’un des noms les plus populaires de la radio, où il exerça son talent durant plus de trente-cinq ans. À Europe 1 où il a commencé sa carrière en 1958, après avoir remporté la Coupe des reporters (ex æquo avec Philippe Labro), il a vécu pendant plus de dix ans l’aventure de la création de cette première radio privée alors révolutionnaire.
Remercié pour impertinence soixante-huitarde et engagé à France Inter en 1969, il n’a plus quitté la maison ronde jusqu’au printemps 2004 où, atteint par la vogue  » jeuniste « , la nouvelle direction l’a brutalement prié de faire valoir ses droits à la retraite. Une décision aussi injuste que stupide.
 » Le magazine de Pierre Bouteiller  » (créé en 1970) ,  » Le masque et la plume  » (qu’il produit de 1982 à 1989),  » Quoiqu’il en soit  » (1996), autant d’émissions mythiques dont chacun garde en mémoire la liberté, l’humour et l’exigence. Pierre Bouteiller a rencontré les plus grands artistes de son temps – Brel, Montand, Ferré, Liza Minelli, Ray Charles, Tony Bennet… –, les politiques et les intellectuels, et, de l’ORTF à Radio France, vu passer beaucoup de présidents de chaînes, beaucoup de directeurs de programmes.
Pierre Bouteiller nous manquera toujours. On retrouve avec délice ses coups de cœur, ses coups de griffes dans son livre de souvenirs Radioactif (éd. Robert Laffont, 2006). Un récit où, goguenard, fidèle à lui-même, il commente les coulisses du monde de l’audiovisuel et du pouvoir.