Le syndic des drapiers

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Le Syndic de la guilde des drapiers est une peinture à l’huile du peintre hollandais Rembrandt, achevée en 1662 et aujourd’hui exposée au Rijksmuseum d’Amsterdam, aux Pays-Bas. Cette toile représente six personnages en costume noir, portant chapeaux et fraises, qui vérifient les comptes de la corporation des drapiers d’Amsterdam. Elle illustre bien le talent de Rembrandt pour la disposition de ses personnages. Son exécution est sobre et efficace.

Le syndic des drapiers - Rembrandt,1662

Un article publié en 2004, par Margaret S. Livingstone, professeur de neurobiologie à l’Université de Harvard Medical School, suggère que Rembrandt, dont les yeux n’étaient pas alignés correctement, souffrait de cécité stéréo. Cette conclusion a été faite après l’étude de trente-six autoportraits du peintre. Parce qu’il ne pouvait pas former une vision binoculaire normale, son cerveau automatiquement à un œil, pour de nombreuses tâches visuelles.  La lumière révèle aussi le rouge du tapis sur la table et aussi la boiserie derrière qui va déterminer l’espace où l’action se déroule.

Un portrait de Beethoven

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Des rares portraits de Ludwig Van Beethoven, celui-ci est sans doute le plus connu en même temps que le plus réussi. Peint en 1819 ou 1820 par Joseph Carl Stieler, il doit beaucoup de sa valeur au fait que le génial compositeur, rétif à toute séance de pose, aurait consenti à une unique exception en faveur de Stieler. En fait, bien que la fidélité au modèle apparaisse parfaite à nos yeux, ce portrait a été essentiellement réalisé de mémoire, Stieler n’ayant pas réussi à convaincre l’ombrageux Beethoven de garder la pose aussi longtemps qu’il l’aurait souhaité. Propriété de l’Art Association de Brunswick, le tableau fut acquis lors d’une vente aux enchères par un membre de la famille Spohr qui interdisit toute reproduction jusqu’à trente ans après la mort du peintre. En 1909, le portrait fut vendu 25,000 marks par une héritière, la comtesse Sauerma, harpiste bien connue, à l’éditeur de musique Henri Hinrichsen qui autorisa un nombre limité de reproductions destinées à des amis triés sur le volet.

Georges Perec au plaisir des mots

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Georges Perec (1936-1982) est l’un des écrivains les plus attachants de la période contemporaine. Certes, son œuvre n’est pas toujours des plus faciles à lire mais, une fois entré dans l’univers du membre le plus éminent de l’Oulipo, on n’est pas près de s’en détacher. De lui, tout le monde connaît les fameux Je me souviens, évocation nostalgique des années d’après-guerre, qui peut servir d’initiation à la lecture de ses livres plus exigeants.

Né à Paris le 7 mars 1936 de parents juifs polonais émigrés en France, Georges Perec a peu connu son père, tué en 1940, et sa mère, déportée en 1943. Cette situation d’orphelin représente l’une des clés de sa vocation littéraire. Sans famille, sans collectivité où s’insérer, Perec fait de la littérature « son » monde, le lieu où il trouve et recrée un foyer. Il disait de ses parents : « J’écris parce qu’ils ont laissé en moi leur marque indélébile et que la trace en est l’écriture, l’écriture est le souvenir de leur mort et l’affirmation de ma vie. » Les thèmes de la quête d’identité et la révolte contre la société traversent son œuvre : Les Choses (1965), premier succès couronné du Prix Renaudot, Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ? (1966), Un homme qui dort (1967), et surtout W ou le souvenir d’enfance (1975), ouvrage qui mêle une fiction et un roman autobiographique, coupé en deux par « l’Histoire avec sa grande hache ».
Georges Perec est très tôt animé par le désir d’écrire. Dès 1955, il rédige des notes pour les Nouvelles de la NRF et pour les Lettres nouvelles. Étudiant en lettres et en sociologie, puis documentaliste au CNRS, il ne cessa jamais d’aimer les mots, les phrases et les trouvailles littéraires. Dès Les Choses, des préoccupations chères à Perec apparaissent : le goût de l’accumulation et des inventaires, l’amour des citations et des références dont il truffera ses romans suivants – La Vie mode d’emploi (Prix Médicis en 1978) étant l’exercice le plus fascinant de cet esprit encyclopédique. Perec se passionne également pour les mots croisés et les définitions réjouissantes. En 1976, le Point lui confie sa chronique de mots croisés. Mais c’est surtout le défi des contraintes littéraires qui l’attire, comme dans La Disparition écrit sans utiliser la lettre « e ». Ces recherches exigeantes d’invention et de rigueur trouvent un milieu extraordinairement propice dans l’Oulipo qu’il anime jusqu’à son décès, à l’âge de quarante-six ans.

L’Oulipo quézaco ?

L’Ouvroir de littérature potentielle n’est pas le mouvement farfelu qu’imagine un vain peuple. Il implique certes une bonne dose d’humour de la part de ses membres, gens érudits et de bonne compagnie ne se prenant pas trop au sérieux à l’exemple du Maître. Mais leurs travaux reposent sur des données rigoureuses, obéissent à des règles strictes.
Le mouvement est né de la rencontre entre Raymond Queneau, le mathématicien François Le Lionnais et Albert-Marie Schmidt, spécialiste de la littérature du XVIe siècle. Les rejoindront, entre autres, Claude Berge, un mathématicien, Jacques Bens, puis Noël Arnaud et Latis, qui représentent le Collège de pataphysique auquel le groupe est rattaché, ainsi que Lescure, Duchateau et Queval, poètes et écrivains. Le groupe s’est enrichi de correspondants étrangers ou vivant à l’étranger : André Blavier, Paul Braffort, Stanley Chapman, Ross Chambers et Marcel Duchamp.
D’autres membres devaient ensuite rallier ce premier noyau : Georges Perec, Paul Fournel, actuel président de l’Oulipo, Jacques Roubaud, Italo Calvino et Harry Mathews.
Ou, c’est ouvroir, un atelier. Pour y faire quoi ? De la li.
Li, c’est la littérature, ce qu’on lit et ce qu’on rature. Quelle sorte de li ? La lipo.
Po pour potentiel. De la littérature en quantité infinie, potentiellement productible jusqu’à la fin des temps…
Les Oulipiens s’emploient à faire avancer la lipo, en inventant des contraintes, nouvelles et anciennes, difficiles et moins difficiles, des formes et des procédés si péremptoires qu’aucun écrivain, en les utilisant, ne peut éviter de soumettre ses prédilections à leurs exigences.Un auteur oulipien, c’est quoi ? C’est un rat qui construit lui- même le labyrinthe dont il se propose de sortir, un labyrinthe de mots, de sons, de phrases, de caractères et de sons.

Le rayonnement de l’Oulipo

L’influence du mouvement oulipien se manifeste aujourd’hui par la publication de nombreux essais et travaux universitaires. Les critiques littéraires font souvent référence à la démarche oulipienne et l’on enregistre un regain d’affluence aux activités publiques du groupe, notamment lors des séances mensuelles de lecture dans le grand amphithéâtre de l’Université Paris 7. Les ateliers d’écriture qui se multiplient ici et là s’inspirent de cette démarche. Il en va de même jusque dans les écoles maternelles où, de manière ludique, on apprend aux enfants les rudiments du langage en s’inspirant du modèle oulipien !

 

La dernière note de Claude Bolling

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Le pianiste de jazz, chef d’orchestre et compositeur Claude Bolling, qui a écrit de nombreuses musiques de films comme celle de « Borsalino » et arrangé « La Madrague », célèbre chanson de Brigitte Bardot, est décédé à l’âge de 90 ans, a annoncé mercredi son entourage à l’AFP.
M. Bolling, qui souffrait de différentes pathologies, s’est éteint mardi à l’hôpital de Saint-Cloud, à l’ouest de Paris.

Né à Cannes le 10 avril 1930, il quitte Paris pour Nice pendant l’Occupation et suit l’enseignement de Marie-Louise « Bob » Colin, pianiste, trompettiste et batteuse dans un des nombreux orchestres féminins à la mode dans l’entre-deux-guerres. Elle l’encourage à revenir à Paris où il crée son premier orchestre à 16 ans et enregistre son premier disque à 18 ans.

Disciple de Duke Ellington, le célèbre compositeur de jazz américain, il crée un « big band » de jazz en 1956 qui durera jusqu’à la moitié des années 2010, une longévité exceptionnelle.

En France, il est considéré comme une référence dans le monde du jazz. Parmi ceux qui sont passés dans son « big band » ont figuré des musiciens réputés comme son saxophoniste alto Claude Tissendier.

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